CHAPITRE II.
Minorité de Marie Stuart. — Régence du comte d’Arran, chef desHamilton. — Desseins d’Henri VIII sur Marie Stuart. — Ses né-gociations infructueuses pour la marier au prince de Galles, sonfils, afin de réunir l’Écosse à l’Angleterre. — Guerre déclaréepar l’Angleterre à l’Écosse. —Revers et résistance des Écossais.
— Leur union étroite avec la France.—Envoi, séjour, éducationde Marie Stuart à la cour d’Henri II. — Arrivée des troupes fran-çaises en Écosse. — Expulsion des Anglais ; paix avec eux. —Régence de Marie de Guise, appelée par la volonté de sa fille etl’influence d’Henri II à gouverner l’Écosse à la place du comted’Arran, créé duc de Châtellerault. — Mariage de Marie Stuartavec le dauphin de France. — Donation secrète de l’Écosse faitepar Marie Stuart à Henri II et à ses successeurs, au cas qu’elledécéderait sans enfants.—Avènement d’Élisabeth au trône d’An-gleterre, son caractère, son gouvernement. — Prétentions deMarie Stuart à la couronne d’Angleterre. — Rivalité naissantedes deux reines. — Administration de l’Écosse par les Français.
— Mécontentement de la noblesse de ce royaume. — Origine etprogrès du protestantisme en Écosse. — John Knox ; sa vie, sesdoctrines, son influence. — Union des nobles mécontents et desprotestants persécutés, qui se forment en parti politique et reli-gieux sous le nom de lords de la congrégation. — Leur soulève-ment pour expulser les Français et réformer l’Église. — Rôle queprend parmi eux le prieur de Saint-André, lord James Stuart,frère naturel de la reine. — Mort d’Henri II. — Avènement deFrançois II et de Marie Stuart au trône de France. — Secoursqu’ils envoient à la régente. — Secours que les lords de la con-grégation demandent à Élisabeth. — Traité de Rerwick entreÉlisabeth et les lords de la congrégation. — Flotte et armée an-glaise en Écosse. — Siège de Leith par les troupes combinéesdes lords de la congrégation et d’Élisabeth. — Affaiblissement