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MARIE STUART.
avec la France fut signée le 15 décembre à Edim-bourg par le régent et les États d’Écosse, qui ra-tifièrent, au nom de Marie Stuart, tous les traitésintervenus depuis Robert Bruce entre les deux pays.
La guerre était par là rendue inévitable avec l’An-gleterre. Henri VIII, courroucé, la déclara aussitôt.Il envoya dans le détroit du Forth une flotte qui enravagea les côtes et alla brûler la ville même d’É-dimbourg. Peu de temps après, une armée anglaisefranchit la frontière du sud et dévasta le territoireécossais à plusieurs reprises. Demander Marie Stuarten mariage si violemment, c’était être sûr de ne pasl’obtenir. Par cette guerre impolitique, Henri VIIIne parvint qu’à inspirer en Écosse une horreur uni-verselle pour les Anglais, dont le parti s’affaiblit deplus en plus, qu’à y faire appeler des troupes fran-çaises comme auxiliaires, et qu’à provoquer uneardente persécution contre les novateurs religieuxattachés à sa cause et dont les chefs déjà nombreuxfurent pris dans le château de Saint-André et en-chaînés sur les galères de France. Il mourut enjanvier 1547, bien éloigné du but qu’il s’était pro-posé en voulant unir les deux maisons des Stuartset des Tudors pour confondre ensemble les deuxroyaumes d’Écosse et d’Angleterre.
Le duc de Somerset, oncle inaternel d’Édouard VIet protecteur du royaume pendant sa minorité,poursuivit le même but avec le même emporte-