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MARIE STUART.
office de libertinage et de corruption l’oncle mêmede Marie Stuart, l’opulent et débauché cardinal deLorraine h Telle était la cour qui a fourni à Bran-tôme la plupart des cyniques exemples racontés dansses Dames galantes 1 2 , et dont on peut juger aussi lesrelâchements par les vers que l’aumônier mêmed’Henri II, le poète Mellin de Saint-Gelais, adressaità l’une d’elles :
Si du parti de celle voulez êtrePar qui Vénus de la cour est bannie,
Moi, de son fils ambassadeur et prêtre,
Savoir vous fais qu’il vous excommunie.
Mais si voulez à leur foy être unie,
Mettre vous faut le cœur en leur puissancePour répondant de votre obéissance;
Car on leur dit qu’en vous, mes demoiselles,
Sans gage sur, y a peu de fiance,
Et que d’Amour n’avez rien que les ailes 3 .
1 « J’ay ouy conter que quand il arrivoit à la cour quelquebelle fille ou dame nouvelle qui fust belle, il la venoist aus-sitost accoster, et, l’arraisonnant, il disoit qu’il la vouloitdresser de sa main. Quel dresseur!... Aussi pour lors disoit-on qu’il n’y avoit guères de dames ou fdles résidantes à lacour ou fraischement venues qui ne fussent desbauchées ouattrapées par son avarice ou par la largesse dudit M. le car-dinal; et peu ou nulles sont-elles sorties de cette cour femmeset filles de bien. » Brantôme, t. VII, p. 540.
2 Tout le tome VII.
* Cités par M. Sainte-Beuve, p. 44 de son Tableau histo-rique et critique de la poésie française et du théâtre françaisau seizième siècle. Paris, 1828, in-8°.