Band 
Tome Premier.
JPEG-Download
 

n

MARIE STUART.

par la France. Afin de ne pas laisser à ce traité uncaractère factieux de la part des confédérés et déloyalde la part d’Elisabeth, les sujets de Marie Stuart leconclurent au nom de leur souveraine, et promi-rent de conserver intacte leur obéissance envers elleen tout ce qui ne tendrait pas à ruiner les ancien-nes lois et les vieilles libertés du pays 1 .

Cette intervention de l’Angleterre dans les affairesd’Ecosse excita la surprise de la cour de France, qui,après avoir eu la maladresse de provoquer les hosti-lités d’Élisabeth, lui en demanda compte. Mais Élisa-beth savait toujours trouver des raisons adroites pourjustifier les actes qui lui étaient utiles. Elle répondithardiment qu elle 11e pouvait considérer la noblesseet le peuple d’Écosse comme rebelles ; qu’elle les re-gardait, au contraire, comme de fidèles sujets de lacouronne depuis qu’ils avaient risqué d’offenser leroi de France pour défendre les droits de sa femme,leur souveraine. « En vérité, ajouta-t-elle, si les ba-rons permettaient que le gouvernement de leurroyaume lût arraché de leurs mains durant l’absencede leur reine; s’ils renonçaient mollement à l’indé-pendance de leur pays natal pendant que leur reinesuit les conseils non des Ecossais, mais des Français,sa mère et d’autres étrangers étant ses conseillers enEcosse, le cardinal et le duc de Guise l’étant en

1 Kcitli, p. 117-18-19.