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MARIE STUART.
était libre de donner et qu elle n’avait pas été librede suivre, elle les embrassa tous et tendit la mainaux nobles d’un rang inférieur qui les avaient ac-compagnés. Ces adieux d’une reine mourante, dontpresque toutes les fautes étaient l’œuvre d’autrui, etdont le bon sens et la douceur résistaient à l’épreuvedes ressentiments et de la mort, les émut, et ils seséparèrent d’elle en fondant en larmes \
Marie de Lorraine ne survécut pas longtemps àcette scène touchante. Elle mourut le 10 juin 1560.Après elle, l’autorité légale manquait entièrementdu côté des Français, puisqu’il n’y avait plus derégente et que la reine était hors du pays. Ils ne setrouvaient pas plus en état qu’en droit de soutenirdésormais la lutte, pressés comme ils l’étaient dansLeith et ne pouvant pas compter sur les renfortsde la France, livrée à des divisions profondes et pa-ralysée par un commencement de guerre civile. Lapaix devenait dès lors inévitable, et elle devait seconclure aux conditions qu’imposaient les confédé-rés d’Ecosse.
Elle se négocia à Edimbourg, entre Cecil et Ni-colas Wotton, commissaires d’Elisabeth, les évêquesde Valence et d’Amiens, La Brosse, d’Oysel et Ran-dan, commissaires de François II et de Marie Stuart.Elle fut signée les 5 et 6 juillet avec les clauses
1 Lettre de Randolpli à Cecil, 7 juin 1560. Ms. Stat. Pap.OIT., dans Tvtler, t. VI, p. 189, 190.—Keith, p. 127, 128.