CHAPITRE II.
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rais, et le renvoya sans qu’il eût rien obtenu b MarieStuart, après avoir passé quelque temps à Reims eten Lorraine 2 , se disposa à rentrer en Éeosse, em-portant de France un douaire de soixante mille li-vres de revenu 3 . Le goût l’y conduisit moins quela nécessité. « Je l’ai veue souvent, dit Brantôme,appréhender comme la mort ce voyage, et désiroitcent fois plus de demeurer en France simple douai-rière que d’aller régner là en son pays sauvage 4 . »Elle fit demander à Elisabeth un sauf-conduit pourtraverser son royaume , et d’Oysel, qui devait laprécéder en Ecosse, fut chargé de cette demande 5 .Mais Élisabeth n’accorda point à d’Oysel le passagedans ses États, et refusa le sauf-conduit pour MarieStuart 6 . « Sa Majesté, écrivait Cecil, a déclaré àM. d’Oysel qu’elle ne veut pas dissimuler avec lareine d’Ecosse et qu’elle différerait l’envoi du sauf-
3 Keith, p. 161. —Tytler, t. VI, p. 263.
2 De rébus gestis Scotomm, autliore Joanne Leslæo. T. I,p. 226 et seqq.
5 « Avons, suyvant les conventions matrimoniales d’icellenostredicte sœur, résolu luy assigner sondict douaire, mon-tant à ladicte somme de soixante mil livres tournois de re-venu pour chacun an, sur ledict duché de Touraine, contéde Poictou, terres et seigneuries en dépendans. » Ordon-nance de Charles IX du 20 décembre 1560, dans Teulet,t. I, p. 734.
4 Brantôme, t. V, p. 90.
5 Keith, p. 169.
6 Keith, p. 171.—Tytler, t. VT, p. 269.