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Tome Premier.
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MA RI K STUART.

comme une excitation des sujets contre leurs princes,je ne saurais être excusé, car c’est ce que j’ai fait;mais si la connaissance de Dieu et de son vrai culteconduit tous les bons sujets à obéir au prince debon cœur, qui pourrait me blâmer? » — Il assura dureste qu’il vivrait content sous l’autorité de la reinetant que le sang des saints ne serait pas versé, et ilsoutint que, dans les choses de la foi, les sujets n’é-taient pas obligés de suivre la volonté de leurs princes,mais les commandements de leur Créateur. « Si tousles hommes du temps des apôtres, ajouta-t-il, avaientété contraints de suivre la religion des empereurs,que serait devenue la foi des chrétiens?» La reine,établissant alors une judicieuse distinction entre lesrefus de la foi et les soulèvements de la révolte, luirépondit : — « Mais ces hommes ne résistaient pas.— Ceux qui n’obéissent point, répliqua Knox, auxcommandements qui leur sont faits, sont censésrésister virtuellement. — Non, continua la reine, ilsne résistaient pas avec l’épée. — C’est, poursuivitKnox, parce que Dieu ne leur en avait pas donné lepouvoir et le moyen. » A cette naïve et hardie décla-ration, que la force conférait le droit de soulèvementet que la faiblesse était la seule raison de la soumis-sion aux princes, Marie Stuart lui dit avec étonne-ment : « Vous pensez donc qu’il est permis aux su-jets de résister à leurs princes lorsqu’ils en ont lepouvoir? » Le fanatique réformateur, qui subordon-