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Tome Premier.
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.MARIE STUART.

et un livre des Psaumes. Afin de lui rappeler les ter-ribles vengeances que Dieu, d’après les livres saints,tirait des idolâtres, on représenta sur son passage lesupplice de Coré, de Dathan et d’Abiron , engloutisau moment où ils accomplissaient leur sacrifice, etd’autres spectacles d’une signification également si-nistre. Ce fut avec beaucoup de peine qu’on renonçaà l’outrageante représentation d’un prêtre brûlé surl’autel pendant l’élévation de l’hostie. Applaudiecomme reine, menacée comme catholique, Marie,après avoir assisté à des manifestations d’allégressepopulaire et de fanatisme religieux, revint dans Ho-lyrood, où elle reçut de la ville pour présent dejoyeuse entrée un buffet d’argent doré du prix dedeux mille marcs '.

La reine, étant parvenue, grâce surtout à la fer-meté de son frère, à pratiquer son culte en particu-lier, sentit qu’il fallait rassurer ces redoutables pro-testants sur la domination exclusive du leur. Elleleur fit donc des concessions qui durent lui coûter

1 Wright, Qiieen Elizabeth and lier times, London, 1838,t. I, p. 73, d’après une lettre de Randolph à Ceci] du 7 sept.1561. —George Chalmers, The life of Mary queen of Scots,drawnfrom the State Papers, t. 1, p. 80, 2 e édit., 3 vol.in-8°, Londres, 1822.—Keith, p. 189.—Knox, t. Il, p. 287et 288. — Cette entrée du 2 septembre appelée trïumph etun banquet donné par la ville le 31 août avaient coûté auxhabitants d’Edimbourg 4,000 marcs d’argent. —- GeorgeChalmers, ibid., et Knox, t. II, note de la page 288.