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Tome Premier.
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MARIE STUART.

tentent et à s’employer avec le plus de dextéritéqu’il pourrait eu fayeur de l’archiduc. Indépendam-ment de son irrésolution naturelle, Philippe II étaitarrêté par les dispositions mêmes du prince donCarlos. Ce jeune homme, d’un esprit mal réglé,ayant des inclinaisons violentes, porté à des déter-minations extrêmes, avait eu la tête ébranlée parune chute qui avait mis sa vie en danger 1 . Aussi, lemême jour où Philippe II transmit ses intentionsdéfinitives à Silva, il écrivit au cardinal Granvelleces paroles remarquables sur l’héritier de ses cou-ronnes qui eut, quatre ans après, une fin si fu-neste : « Considérant le naturel de mon fils et d’au-tres choses qui se montrent en lui, il me paraîtqu’il ne serait pas tiré de ce mariage le fruit quej’en espérais, c’est-à-dire la réduction du royaumed’Ecosse et du royaume d’Angleterre à la religioncatholique, pour laquelle seule je m’exposais à toutce qui pourrait survenir 2 . »

1 Philippe II, en informant Quatlra de eet accident par sadépêche du 7 juin 1562, datée d’Aranjuez, lui dit que la viedu prince a été mise en danger de « una herida que tuvo enla cabeza de una caida. » Arch. de Simancas. Inglaterra,leg. 815.

2 « Considerada la disposicion de mi hijo y otras cosas queen ello se me representan, y parescerme que deste casamientono se puede sacar el fruto que yo esperava, que era reduziral reyno de Escocia y al de Inglaterra â la religion catholica,por la quai sola , y no por otra causa, me pusiera a todo lo