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Tome Premier.
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CHAPITRE 111.

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en qualité de premier prince du sang, et en iaisantallusion aux préférences présumées de Marie Stuartpour lui, je sais que cette jeune perche vous plaîtdavantage. » Afin de mieux donner le change sur lesintentions de sa maîtresse, Melvil lui répondit enentrant dans la plaisanterie quelle venait de faire :« Une femme d’esprit ne voudrait pas choisir unpareil mari, qui est joli, mince, sans barbe, et res-semble plus à une femme qu’à un homme 1 . »Élisabeth revint souvent sur ce sujet, et affirma àMelvil que, si sa sœur la reine d’Écosse se mariaitd’après ses avis, l’affaire de sa succession serait bien-tôt conclue 2 . Elle prétendit que les plus habiles ju-risconsultes du royaume devaient, en attendant, exa-miner, d’après ses ordres, cette importante questionElle déclara de nouveau qu’elle voulait rester unereine vierye , « à moins, ajouta-t-elle, que votre maî-tresse ne me force à me marier en manquant à sesdevoirs 3 . » Melvil lui dit que sa résolution de nepas prendre un mari s’accordait avec la hauteur deses sentiments, et quelle avait le cœur trop grand

1 Mémoires de Melvil, t. I, p. 142.

2 Ibid., p. 144.

4 « That it was ber own resolution at this moment to re-- main till lier death a virgin queen, and tbat notlnng wouldcompel ber to change ber mind exeept lhe undutiful beha-viour of tbe queen ber sister. » Melvil's Memoirs, édition duRannatynè Club, p. 120.