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MARIE STUART.
ment sue lui son choix, auquel le goût eut autantde part que la nécessité. Darnley lui plut extrême-ment et ne tarda point à s’emparer de ce cœur aussifacile à émouvoir qu’à dégoûter. Marie Stuart nelut bientôt plus maîtresse de la passion qu’il lui ins-pira et qu elle laissa éclater à tous les yeux. Darnleyétant tombé malade, elle ne le quitta ni le jour nila nuit, et le veilla dans sa chambre comme s’ilétait déjà son mari b Les entraînements de l’a-mour s’unissaient donc aux convenances de la pa-renté et aux exigences de la position pour rendrece mariage inévitable. Elle y trouva favorablesle comte d’Atbol, le comte de Caithness 2 , lordRuthxven, lord Lindsay, lord Hume 3 , une partiedes Douglas attachés aux Lennox par parenté et paramitié, et toute la noblesse secrètement fidèle à la
1 « Elle use, écrivait Paul de Foix à Catherine de Médicisle 31 mars 1565, de mêmes offices envers le fils du comtede Lenos que s’il estoit son mary, ayant, durant sa maladie,veillé en sa chambre une nuit tout entière, et se montrantsoigneuse et ennuyée de sa maladye, parce qu’il a eu quel-ques jours fièvre assez fâcheuse de laquelle il est maintenantdélivré. » Biblioth. nat., ms., fonds Saint-Germain Ilarlay,n° 218; — Bedford à Cecil, lettre du 23 avril 1565, au Stat.Pap. Off. ; et dans Tvtler, t. VI, p. 277.
2 George, quatrième comte de Caithness, descendait de lafamille normande de Sinclair, établie en Ecosse au douzièmesiècle. Marié à la fille du comte de Montrose, il mouruten 1582.
* Alexandre, cinquième lord Hume, mort en 1