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MARIE STUART.
comtes d’Argyle, de Rotlies et lord Boyd, il projetade surprendre la reine et Darnley lorsqu’ils se ren-draient de Pertli à Callendar, château de lord Li-vingston. Les conjurés devaient livrer Darnley auxAnglais ou même le tuer, enfermer Marie Stuart àLochleven, et replacer Murray à la tête du gouver-nement 1 . Mais la reine, ayant été prévenue de leuraudacieuse conspiration, quitta Pcrtli précipitam-ment , sous l’escorte de trois cents chevaux quecommandaient le comte d’Athoi et lord Ruthven,passa les défilés de Kinross, où elle devait être atta-quée , deux heures avant que le comte d’Argyle yarrivât avec son monde, et elle parvint sans obstacleà Callendar 2 .
Ce criminel dessein excita une grande indignationpar toùt le pays et ne laissa à ceux qui venaient d’é-chouer dans une aussi odieuse tentative que la ré-volte ouverte. Ils y recoururent. Murray appela lepeuple et les frères aux armes, tandis que Marie, deson côté, convoqua tous les vassaux de la couronneà Edimbourg , en équipage de guerre et avec lesprovisions nécessaires à une entrée en campagne.Elle publia adroitement une proclamation destinéeà rassurer l’Eglise protestante, et assista même, pourla première fois, au sermon d’un ministre presbyté-
1 Randolph à Cocil, 4 juillet 1505, clans Keith, p. 291
2 Ibid., et dans Tytler, t. VI, p. 410 et 411.