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Tome Premier.
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CHAPITRE III.

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ley ; toutes les dignités qu elle a pu accumuler sursa tête lui sont déjà accordées ; on ne plaît point àla reine lorsqu’on ne réussit pas à le contenter : ellea concentré en lui toutes ses volontés pour êtreconduites et dirigées suivant le bon plaisir de celord 1 . »

Ce mariage mit fin à l’union assez cordiale desdeux reines, fondée pendant quatre ans sur une es-pérance réciproque qui, des deux parts, fut déçue.Élisabeth avait poursuivi la ratification du traitéd’Édimbourg sans pouvoir y amener Marie, et Ma-rie avait réclamé la reconnaissance de son droit à lasuccession d’Angleterre sans pouvoir l’obtenir d’Eli-sabeth. Avec l’animosité entre les deux reines dutreprendre la lutte entre les deux royaumes.

Les torts, il faut le dire, ne vinrent pas de Marie,ils appartinrent tous à Élisabeth. Cette princesse ru-sée et altière, défiante et impérieuse, entreprit dediriger Marie sans la satisfaire, de l’isoler de tout lemonde sans lui accorder ce qui aurait pu l’attacherfortement à elle. Elle ne voulut pas que la reined’Écosse épousât un prince du continent qui l’au-rait rendue trop puissante, un sujet anglais qui luiaurait procuré la succession d’Angleterre, un mem-bre des maisons royales de Tudor et de Stuart quiaurait préparé l’union des deux couronnes ; elle s’op-

1 Lettre de Randolph du 31 juillet.