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Tome Premier.
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MARIE STUART.

lui que pour laisser un successeur; mais que, quandelle pensait à se marier, il lui semblait qu’on lui ar-rachât le cœur clu ventre l . Paul de Foix reprit plu-sieurs fois encore cet entretien. Sans s’engager,Elisabeth loua beaucoup Leicester, qui pénétraitchaque jour plus avant dans ses bonnes grâces etson affection, et de qui elle disait hautement qu’ellene pouvait pas rester un jour sans le voir 2 .

Aussi le favori confiant espéra-t-il, dans cette oc-currence décisive, mettre le comble à sa fortune parce mariage. Ses ennemis se rapprochèrent de lui.Le comte de Sussex le rechercha, Cecil fut plusfroid pour l’archiduc. Leicester se rendit chez lepuissant secrétaire afin de s’ouvrir à lui et de le ga-gner à son projet. Il lui dit qu’il voulait bien lui ap-prendre qu’il prétendait épouser la reine et qu’il luisemblait qu’elle n était bonne pour aucun autre quepour lui 3 ; qu’il le priait dès lors de laisser ses autresdesseins, en l’assurant qu’il tiendrait toujours lamain à ce qu’il fût non-seulement maintenu en sonétat, mais encore élevé à un plus grand, comme ille méritait par les services que sa rare prudence etsa loyale habileté rendaient à la reine et au royaume.Cecil parut touché des confidences de Leicester,

1 Paul de Foix à Catherine de Médicis, Londres, 22 août1565. Ms. Bibl. nat., fonds Saint-Germain Harlay, n°218.

2 Dépêche de Paul de Foix du 27 septembre 1565. Ibid.

s Ibid.