CHAPITRE IV.
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tellerault, aux comtes de Murray, d’Argyle, de Ro-thes, de Glencairn, aux lords Boyd et Ochiltree 1 ,qui rassemblèrent environ mille hommes autourd’eux, et se dirigèrent sur Édimbourg 2 .
Cette capitale du royaume était aussi le centre duprotestantisme. Les insurgés crurent qu’elle allait selever tout entière en leur laveur - mais elle les reçutfroidement. Aucun des bourgeois ne les joignit, etle canon du château tira sur eux 3 . Malgré les ten-dances de la doctrine réformée à l’insubordinationcivile lorsqu’il y avait désaccord entre les devoirsenvers la religion et les devoirs envers l’État 4 * * * * * * 11 ,malgré les dispositions si facilement séditieuses dela noblesse écossaise, il fallait que Marie Stuartcommît bien des imprudences et des fautes, avant
1 Andrew, second lord Steward d’Ochiltree dans l’Ayrshire,avait succédé au titre de cette baronnie en 1558. Il était undes plus anciens et des plus zélés soutiens de la cause pro-testante. Knox avait épousé sa fille.
2 Randolph à Cecil, 31 août 1565. Tytler, t. VII, p. 6.
* Tytler, t. VII, p. 7, d’après les lettres ms. adressées àCecil par Bedford de Berwick et par Randolph d’Édimbourgle 2 septembre 1565. Knox, t. II, p. 499 à 501.
4 Knox disait lui-même : « There were diverse bruits
among the people, sonie alledging that the cause of this al-
teration was not for religion, but radier for hatred, envy of
sudden promotion or dignity, or such worldly causes, but
they that considered the progress of the matter, according
as is heretofore declared, thought the principal cause to be
onlv for religion. » Knox, t. II, p. 496.
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TOM. I.