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ment militaire de la frontière de l’ouest et du cen-tre *. Elle tira des prisons le fils du comte de Huntlyet l’approcha de sa personne. Elle plaça à la tête deson conseil le catholique comte d’Athol, ennemidéclaré du comte d’Argyle, homme de grand cou-rage, mais de nul jugement 2 . Dirigée par l’ItalienDavid Riccio, elle prépara de loin la restauration del’ancienne croyance. Elle s’adressa, de concert avecDarnley, à Philippe II et au pape pour en obtenirdes secours dans la lutte qui allait s’engager entreelle et les protestants, comme Murray et les lordsprotestants s’adressaient à Élisabeth. Elle disait auroi d’Espagne qu’il était le protecteur naturel de lareligion catholique, et que son mari et elle, en vuedu danger où étaient les Écossais, restés fidèles à cettereligion, d’être entièrement ruinés, et dans la craintede perdre eux-mêmes leur couronne ainsi que ledroit qu’ils prétendaient ailleurs , s’ils n’avaient l’aided’un des grands princes de la chrétienté, n’hési-taient pas à recourir à lui. Elle lui dépêcha un gen-tilhomme anglais, ancien serviteur de la reine MarieTudor et maintenant attaché à Darnley, qu’ellechargea de lui faire connaître l’état de ses affaires,en le priant de le renvoyer promptement dans l’in-térêt de la couronne et de l’Église, pour le maintiendesquelles « nous n’épargnerons, ajoutait-elle, vie ni
* Knox, Histonj, etc n t. II, p. 509.
2 Paul de Foix à Catherine de Médicis, 18 sept. 1565.