MARIE STUART.
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Avant de recevoir cette assistance médiocre ettimide, Marie Stuart avait refusé la médiation quel’ambassadeur de France, Castelnau de Mauvissière,lui avait offerte au nom de sa cour. « J’aimeraismieux tout perdre, dit-elle fièrement, que de trai-ter avec mes sujets 1 . » Dans sa belliqueuse ardeur,elle rentra une troisième fois en campagne le 9 oc-tobre pour expulser de son royaume les débris desinsurgés cantonnés à Dumfries. Accompagnée descomtes de Bothwell et de Huntly, et suivie d’unearmée de dix à douze mille hommes, elle mit sanspeine en déroute Murray et les siens, qui se réfu-gièrent le 14 octobre en Angleterre. Marie triom-phait. Cette vie de mouvement, d’entreprise et delutte l’enivrait. La victoire était pour elle le com-mencement de la vengeance. Elle n’entendait passeulement écraser les lords rebelles en les faisantcondamner comme des traîtres et en les dépouillantde leurs charges et de leurs biens : ses desseinsétaient par moments plus vastes et plus hardis. Toutson royaume pliait devant elle. Sur vingt et uncomtes et vingt-huit lords, il n’y avait que cinqcomtes et trois lords qui lui fussent contraires, etils étaient fugitifs 2 . Se regardant comme sûre de
1 Marie Stuart à l'archevêque de Glasgow, 1 er oct. 1565 ,dans Labanoff, t. I, p. 288.
2 « Sur vingt-un comtes qui sont audit royaume d’Écosse ,et vingt-huit millords, il n’y a que cinq comtes et trois mil-