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Tome Premier.
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MARIE STUART.

mois, cle n’avoir consenti à rester quelquefois aveclui qu’autant que David y était, de s’être enfin don-née à celui-ci plus souvent qu’à lui-même, et il 'ajouta : « C’est par cette raison que j’ai consenti,pour votre honneur et ma satisfaction, à ce qu’onse débarrassât de lui. — Milord, lui répliqua-t-elle,vous êtes l’auteur de l’offense qui m’a été faite; jene resterai plus votre femme, et je ne serai contentequ’au moment où votre cœur sera aussi désolé quel’est aujourd’hui le mien *. » Ruthven, qui revenaitde cette horrible exécution, entra alors exténué,encore plus qu’ému et prêt à défaillir. Il demandaun verre de vin. Puis il dit durement à la reinequ’on avait mis David à mort, parce qu’il était unehonte pour elle et un fléau pour son royaume, etparce que la pernicieuse influence qu’il exerçait surelle, l’avait poussée à tyranniser la noblesse, à exilerles lords fugitifs, à entretenir des relations étroiteset condamnables avec des princes étrangers afin derétablir l’ancienne religion, à admettre dans sonconseil les comtes de Bothwell et de Huntly qui

1 Voir la dépêche de Bedford et de Randolph du 27 mars.Ellis, t. II, p. 211, et la convei’sation de Darnley et de lareine, d’après le récit de Ruthven, dans Keith. « Mylord ailthe offence that is done to me, you hâve the wile thereof,for the which I shall be your wife no longer nor ly withyou any more and shall never like till I cause you hâveas sorrowful a heart as I hâve at this présent, » Appendix,p. 124.