MARIE STUART.
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l’assentiment de la reine 1 . Morton ne fut ni surprisni scandalisé de cette proposition; il connaissait etpartageait les passions mobiles, intéressées, violentesdes lords écossais. Mais l’exil qu’il venait de subirle rendant plus circonspect, il répondit qu’il nes’en mêlerait pas, à moins qu’on ne lui montrât lapreuve que la reine autorisait tout. Bothwell, queLethington accompagna dans une seconde entrevue,n’ayant pu tirer de Morton autre chose que cettesorte d’adhésion conditionnelle, retourna à Edim-bourg pour chercher le consentement écrit de lareine. Il ne l’envoya point, et Lethington fit pré-venir Morton par Archibald Douglas que la reinen’avait pas voulu entendre parler de l’affaire enquestion 2 . Bothwell s’était-il trop avancé en se pré-valant à tort du nom de Marie, ou bien Marie serefusait-elle seulement par prudence à laisser voir sacomplicité?
Quoi qu’il en soit, elle conservait toujours sessentiments de défiance et d’animosité à l’égard deDarnley, et l’accusait de comploter contre elle. D’a-près des propos attribués à William Heigate et à
1 Confession de Morton avant sa mort, dans Male. Laing,t. II, p. 354 à 362, appendix n° XXXIV. — Lettre d’Archi-bald Douglas à la reine Marie, avril 1586, dans Robertson,t. III, appendix n° XLVII, et dans Male. Laing, t. II, p. 363à 369, appendix n° XXXIV.
2 Ibid .