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Tome Premier.
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MARIE STUART.

ley était toujours épris d’elle, et le dépit de l’amouravait, autant que la souffrance de l’orgueil, étécause de son éloignement de la cour. Il lui mani-festa beaucoup de repentir, mit ses fautes sur lecompte de sa jeunesse et de son inexpérience, et pro-mit de ne plus y retomber. Il exprima son extrêmejoie de la voir auprès de lui et la supplia de ne plusle quitter 1 . Comme elle lui proposa de le conduireen litière à Craigmillar, lorsqu’il serait en état devoyager, il répondit qu’il ferait tout ce qu’elle vou-drait, si elle consentait à vivre de nouveau marita-lement avec lui. Elle le promit en lui tendant lamain ; mais elle ajouta qu’elle attendrait le momentoù il serait entièrement rétabli de sa maladie. Elleexigea qu’il tînt cette réconciliation secrète, de peurqu’elle ne causât de l’ombrage à quelques lords' 2 .

Ce changement de langage et de conduite étaitbien extraordinaire de la part de Marie. Avait-ellepassé, d’une manière subite et sincère, de l’aversionpour son mari à une tendre sollicitude pour lui,

1 Première lettre de Marie Stuart à Boîliwell, dans lesMémoires de, Melvil, t. III, p. 326, 327, et dans les Mémoiresde [Estai, etc., t. I, p. 159. Les lettres et les sonnets de MarieStuart sont aussi dans Anderson : Collections relating to tltehistory oj Mary queen of Scotland, 4 vol. in-4°, Edimbourg etLondres, 1837, 1838, vol. Il, p, 115 à 159.

2 Ibid., Mémoires de Melvil, t. III, p. 327 et 336, 337, etMémoires <le [Estât de ta France, t. I, p. 159, v°, et 162, v°.