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MARIE STUART.
par son ancien maître clans l’exécution du complotcontre la vie du roi, accompagna la reine d’Édim-bourg à Glasgow, lorsqu’elle-se rendit auprès deDarnley 1 . Le surlendemain de son arrivée, MarieStuart le renvoya vers Bothwell 2 avec une lettrequi atteste à la fois l’amour quelle ressentait pourUothwell, et la part qu’elle prenait à ses sinistresprojets. « Estant partie du lieu où j’avois laissé moncœur, lui disait-elle, il se peut aisément juger quelleestoit ma contenance 3 . » Après lui avoir racontéson voyage jusqu’à Glasgow, et lui avoir dépeintles défiances craintives et les effusions affectueusesde Darnley comme elles sont mentionnées dans ladéposition de Thomas Crawforcl, gentilhomme ducomte de Lennox à qui Darnley communiquait sesentretiens avec la reine, elle lui disait : — « Je nel’ay jamais veu mieux porter, ni parler si douce-ment, et si je n’eusse appris par l’expérience com-bien il a voit le cœur mol comme cire et le mienestre dur comme diamant, peu s’en eust fallu queje n’eusse eu pitié de luy. Toutefois ne craignez
1 Deuxième déposition de Nicolas Hubert, dit Pans, du10 août 1569. Mus. britann. Caligula, c. 1, fol. 318, et citéedans Male. Laing, t. II, p. 308, et dans Anderson, vol. II, •p. 192 à 205.
2 Ibid.
5 Première lettre, dans les Mémoires de l’Estât de la France,t. I, p. 158, et dans les Mémoires de Melvil, t. III, p. 323.