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Tome Premier.
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MARIE STUART.

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guise d’un gentilhomme, et qu’un divorce légall’avait rendu pleinement libre. Marie Stuart priait lesdeux cours de France et d’Angleterre de l’excusersi elle avait consenti à un mariage précipité, et elleleur demandait, puisque ce mariage était devenuirrévocable, détendre à son mari l’amitié quelleslui portaient à elle-même l .

De son côté, bothwell adressait à Charles IX unelettre courte et soumise 2 , tandis qu’il offrait ses ser-vices à Elisabeth d’un ton qui ne manquait ni d’a-dresse ni de dignité. 11 protestait contre la mauvaiseopinion que cette reine paraissait avoir de lui, et ilajoutait : — « Des hommes d’une naissance plusconsidérable auroient pu être préférés pour occuperla haute position où j’ai été élevé, mais personne nesera plus dévoué à l’amitié de Votre Majesté, commevous pourrez en faire l’épreuve dans toutes les oc-casions où vous voudrez m’employer 3 . » Avant dechercher l’appui des puissances le plus mêlées auxaffaires d’Ecosse, il avait placé entre ses mains toutesles forces du royaume, et s’était assuré du pleinexercice de l’autorité en composant le conseil privéde ses amis et de ses partisans. Il y avait introduit

1 Anderson, t. I, p. 102 à 187, et Keith, p. 392 à 394.

2 Lettre de Bothwell à Charles IX du 27 mai 1567, dansTeulet, Pièces et documents relatifs à l’histoire dÉcosse, t, II,

p. 156.

3 Dans Tytler, t. VII, p. 125.