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Tome Premier.
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MARIE STUART.

comme il s’était débarrassé de son mari. Le laird deGrange demanda en leur nom l’appui d’Élisabethcontre Bothwell, dont la puissance deviendrait irré-sistible lorsqu’il aurait ajouté l’autorité de la cou-ronne à sa propre audace. Le 20 avril, il avait écritdans ce sens au comte de Bedford, et lui avait ditque la reine aimait si follement Bothwell qu’elleavait annoncé, en présence de plusieurs personnes,« qu’elle renoncerait sans hésiter à la France, à l’An-gleterre et à son propre pays, et suivrait Bothwelljusqu’au bout du monde, vêtue d’une jupe blanche,plutôt que de se séparer de lui »

Deux jours après l’enlèvement de Marie Stuart, lelaird de Grange avait écrit de nouveau à Bedford :« Cette reine ne cessera point jusqu’à ce qu’elle aitaliéné tous les honnêtes gens de ce royaume. Sonintention, lorsqu’elle engagea Bothwell à s’emparerde vive force de sa personne, fut d’amener plus tôtle mariage qu’elle lui avait promis avant de l’avoirengagé à assassiner son mari. Il y a beaucoup de gensqui sont prêts à venger ce meurtre, mais ils craignentvotre maîtresse ; je suis tellement porté à me chargerde cette vengeance, que je dois, ou mettre la main

1 « She had become so shamelessly enamoured , that shehad been heard to say : « She cared not to lose France, En-gland and her own country, for him, and shall go withhim to the world’s end in a white petticoat, before she leavehim. » Kirkaldy de Grange à Bedford, 20 avril 1567, au Stat.Pap. Off., B. C., et dans Tytler, t. VII, p. 106.