CHAPITRE VI.
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L’ambassadeur d’Élisabeth refusa également 1 de serendre à Stirling. Il n’avait pu réussir à voir la reineni à sauver son autorité, soit par les conseils pru-dents qu’il lui avait transmis à elle-même, soit parles injonctions menaçantes qu’il avait adressées auxlords du conseil secret. Prévoyant la colère que res-sentirait sa maîtresse lorsqu’elle apprendrait ce mé-pris de son influence et une aussi dangereuse violencefaite à la royauté, il se tint à l’écart et attendit sesordres.
Elisabeth les lui transmit sur-le-champ. Le 27 juil-let 2 , elle écrivit à son ambassadeur avec le dernieremportement et la plus grande force contre le projetqu’avaient conçu les lords de déposer la reine et decouronner le prince royal d’Écosse. Elle dit qu’ilsn’étaient autorisés ni par la loi de Dieu ni par ledroit des hommes à se rendre ainsi les supérieurs,les juges, les vengeurs de leur prince souverain 3 .« Où ont-ils trouvé dans la sainte Ecriture , ajoutait-elle, un texte qui permette aux sujets de déposerleur prince? N’y a-t-il pas au contraire ces parolesexpresses de saint Paul, qui, dans son Epître aux
1 Lettre de Throckmorton à Elisabeth du 26 juillet, dansStevenson, Sélections, etc., p. 251, et dans Tytler, t. VII,p. 167.
2 Dans Keith, p. 428 à 430.
* a Considcring tliey hâve no warrant nor authority bvthe law of God or man to be as superiors, judges or vindi-oators over their prince and sovereign. « Ibid., p. 428.