CHAPITRE VI.
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délivrance de sa sœur lorsqu’il arriva à Londres.Élisabeth, qui s’intéressait cette fois à la position deMarie Stuart, fut malhabile avec lui. Irritée del’atteinte qui venait d’être portée à l’autorité souve-raine en Écosse, cette reine altière lui dit qu’elleétait résolue à remettre sur son trône Marie Stuartet à punir les sujets rebelles qui l’en avaient ren-versée 1 . Murray fut blessé de ce ton de suprématieet de menace qu’Élisabeth avait déjà employé, avectout aussi peu de succès, vis-à-vis des lords écossaispar l’entremise de Throckmorton. Loin d’être, parlà, utile à la malheureuse prisonnière, elle ajoutaità ses périls, tant elle était destinée à lui nuire lorsmême quelle voulait la servir. En effet, le parti deslords qui avait détrôné Marie Stuart n’avait pas en-tièrement renoncé à l’idée de la juger. Par unemonstrueuse trahison et un sanguinaire calcul , leparti des Hamilton proposait de la mettre à mort,comme le sur moyen d’opérer une réconciliationgénérale. En se débarrassant de la reine, qui pouvaitavoir encore des héritiers par un nouveau mariage,les Hamilton espéraient arriver au trône dont ne lesséparerait plus qu’un faible enfant. L’archevêquede Saint-André, l’abbé de Kilwinning et le comtede Huntly offrirent donc aux lords confédérés de
1 Lettre de Bedford à Cecil du 10 août 1567, après l’en-trevue qu’il eut avec Murray à Berwick, au State Pap. Off.,et dans Tytler, t. VII, p. 179.