CHAPITRE VI.
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d’entre eux et devait l’inviter, au nom de Glen-cairn, de Morton, de Lindsay, de Ruthven et despresbytériens, à se montrer inexorable envers lareine, sans se laisser attendrir par ses malheurs. Lesecond, instruit des sentiments plus modérés d’A-thol, de Mar, de Lethington, de Tullibardin et deGrange, entrés dans la ligue pour renverser Botli-well et sauver le prince royal, avait charge de luiconseiller de leur part de ne rien pousser à l’extrême,et, tout en détenant la reine jusqu’à ce qu’il n’y eûtplus de danger à la rendre libre, de la traiter avecégard et avec douceur l . Murray les écouta sans seprononcer. Il parut même n’avoir aucune envied’être régent 2 . C’est dans ces dispositions qu’il passala frontière d’Ecosse, où quatre cents gentilshom-mes étaient venus le recevoir 3 . Il entra dans Edim-bourg entouré d’une brillante noblesse et parmi lesmanifestations de l’allégresse et de l’enthousiasmedes bourgeois. Il y resta deux jours comme incertain,interrogeant tout le monde, examinant les faits re-prochés à la reine, trouvant que la sévérité pu-blique était toujours menaçante pour elle. Avantd’accepter le titre qui lui avait été conféré, il demandaà la voir afin de s’assurer si, comme on le préten-
1 Mémoires de J. Melvil, t. I, ]iv. m, p. 273, 274. —Tytler, t. VII, p. 180.
2 Mémoires de J. Melvil, t. I, p. 274. — Keith, p. 443.
3 Tytler, t. VII, p. 180, 181
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