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Tome Premier.
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MARIE STUART.

la bataille qui devait décider de son sort. Elle avaitvu la marche, l’attaque, le trouble, la défaite dessiens. Elle avait vu tomber ses dernières espérancesavec ses derniers défenseurs. Après Carberry-Hill,il lui restait encore le parti intact des Hamilton; aprèsLangside, il ne lui restait personne. Elle n’avait plusqu’à fuir. C’est ce qu’elle fit dans un état de profondeconsternation. Descendant en toute bâte du coteauoù elle avait été le douloureux témoin de cet irré-médiable désastre, elle monta à cheval, et, suivied’un petit nombre de serviteurs, elle se dirigea versDumfries, au sud de l’Ecosse, et fit seize milles sanss’arrêter. Arrivée à l’abbaye de Dundrenan, près dugolfe de Solway, elle pouvait s’embarquer pour laFrance ou se réfugier en Angleterre. L’un de cespartis était plus sûr, l’autre plus aisé. Se confiantdans les témoignages d’intérêt qu’Élisabeth lui avaitdonnés pendant qu’elle était captive, comptant surles offres d’amitié que cette reine lui avait faites de-puis qu’elle s’était évadée, elle résolut de se placersous sa protection. Lord Herries, qui l’avait accom-pagnée , écrivit, en son nom, à Master Lowther,gouverneur anglais de Carlisle, pour demander unasile 1 . Sans attendre sa réponse, sans exiger qu’Elisa-

lost courage; which she had never doue before. » Keith,p. 481. — Tytler, t. VII, p. 220.

1 Anderson, t. IV, part, i, p. 2, 3. — Lettre de MarieStuart à Élisabeth, de Workington, le 17 mai 1568, dans