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Tome Premier.
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MARIE STUART.

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des pièces à ïork, il regardait la reine comme coupable du meurtrede Darnley, ainsi que le témoigne la déposition de Banister :

« I confesse that I waitinge of my said lord and maister, whan theEarle of Susses , and M r chancelour of the duchie ( Sadler, chancelierdu duché de Lancastre) that now is, wear in commission at York,

.. .did hear his grâce saye, that upon examination of the matter of themurder, it dyd appear that the Quene of Scottes was guiltie, andpryvie to the murder of the lorde Darnley, lier late husbande, wherbyI verilie thoughte his grâce wolde never joine in mariage withe lier 1 . »

Il s’agissait de savoir si Marie Stuart avait véritablement écritces lettres, comme l’affirmaient, depuis le jour où ils les avaientsaisies, ceux qui les avaient apportées en témoignage de sa compli-cité , et comme n’en avaient pas douté le conseil privé et le parle-ment d’Écosse en 1567. C’est précisément ce qui fut vérifié dans lesconférences postérieures de Westminster, au mois de décembre1568, non plus devant trois commissaires seulement, mais devantles grands de l’Angleterre et les membres du conseil privé qu’Élisa-beth leur adjoignit, afin de rendre cet examen plus solennel. Deslettres de Marie Stuart, antérieurement écrites à Élisabeth, et qu’onne pouvait ni contredire, ni suspecter, furent produites et comparéesavec les lettres qui lui étaient attribuées. Après une vérificationattentive des unes et des autres, les commissaires déclarèrent qu’iln’v avait aucune différence entre elles.

« Therewere produced sundry letters written in french, supposed tobe written by the Q. of Scotts owne hand to the Erle Bothwell... ofwhich letters the originals supposed to be written with the Q. ofScotts owne hand, were then also presently produced and perused;and being redd were duly conferred and compared for the manner ofwriting and fashion of orthography, ivith sundry other letters longsince hertofore written and sent by the said Q. of Scotts to the Quenesmajesty... In Collation wherof no différence was found 2 , »

A ces témoignages, s’en ajoute un autre de la même nature,mais d’une extrême gravité, comme l’a remarqué M. Sharon Turner

1 Banister’s déclaration, sept., 29, 1571. Murdin, p. 134.

2 The Journals of the proceedings of the lords of the privy Coujicil of Englandwith some of the nobility, called to meet with them af Hampton-Court the 14th.and 15th., days of december 1568, dans Anderson, t, IV, part, u, p. 172 à 173.