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MARIE STUART.
deletde Pembroke, lord Lurnlcy, qu’ils entendaientdélivrer de prison, tout comme l’héritière 1 catho-lique , étaient d’accord avec eux, et ils semblèrentavoir pris surtout les armes contre Cecil et leshommes nouveaux qu’ils accusaient d’égarer la reineet d’avoir bouleversé l’Etat : — « Des personnes,disaient-ils, désordonnées et malintentionnées autourde Sa Majesté, ont, par leurs procédés subtils etartificieux, afin de s’avancer elles-mêmes, renversédans notre pays la vraie et catholique religion deDieu, abusé la reine, troublé le royaume, et à la fintravaillé à la destruction de la noblesse : c’est pour-quoi nous nous sommes réunis pour leur résisterpar la force, avec l’assistance de Dieu et la vôtre,bon peuple, pour redresser les choses abattues * ré-tablir toutes les anciennes coutumes et libertés del’Eglise de Dieu et de ce noble royaume, car sinous ne le faisions pas nous-mêmes, les étrangersl’entreprendraient au grand hasard de l’état de notrepays 2 . » Leur appel fut entendu, et ils eurent bien-tôt une petite armée de mille cavaliers assez bienéquipés et de cinq à six mille hommes de pied 3 .
Aucune force n’était capable de leur résister dansle nord, où le frère même du comte de Sussex, sir
1 Memorials of rébellion, p. 193, 202, 203.
2 Dans Strype, vol. I, part, ii, p. 313.
3 Dans Strype, vol. I, part, h, p. 315, et Memorials ofrébellion, etc., p. 65, 66, 71.