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Tome Second.
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MARIE STUART.

cheval qu’il tenait tout prêt, et avait fui à traverschamps dans la direction du château d’Harniltou.Lord Claude Hamilton, le commandeur d’Arbroath,et l’archevêque de Saint-André l’y attendaient etreçurent ce meurtrier comme le libérateur de leurparti h

Murray expira le jour même, 23 janvier 1570, dansdes sentiments de noble douceur et de grande piété 1 2 .Sa mort causa une immense joie à tout le parti deMarie Stuart en Écosse 3 4 ; elle satisfit tous les princescatholiques de l’Europe \ Pour les amis de la reineprisonnière, Murray avait été un sujet ingrat, unfrère inhumain, un rebelle odieux ; pour les rois,un adversaire triomphant de l’autorité légitime. Enlui succombait le chef habile du protestantisme.

1 ITunsdon à Élisabeth, 30 janv. 1570, et Informationanent the punisliment of the regent’s murder, au Stat. Pap.Off., et dans Tytler, t. VII, p. 307.

2 Spottiswood, p. 233.

* Ilunsdon à Cecil, 30 janv. 1570, et dans Tyller, t. VII,p. 312. —Marie Stuart en fut également satisfaite, et donnaune pension à Bothwell-Haugh. « Ce que Bothwellhac a faicta esté sans mon commandement ; de quoy je lui sçay aussibon gré et meilleur que si j’eusse esté du conseil. J’attendsles mémoires qui me doivent estre envoyez de la recepte demon douaire, pour faire mon estât, où je n’oublieray lapension dudict Bothwellhac. » Marie Stuart à l’archevêquede Glasgow, 28 août 1571. Labanoff, t. III, p. 334.

4 Norris a Cecil, d’Angers , 17 et 25 févr. 1570, au Stat.Pap. Off., et dans Tytler, t. VII, p. 312, 313.