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MARIE STUART,
et en ayant toléré un second, il périt victime d’unassassinat. Les procédés par lesquels on s’élève sontbien souvent ceux par lesquels on tombe. Telle est 'la loi ordinaire des événements dans laquelle éclatela justice cachée de la Providence!
La mort de Murray rendit toutes ses espérancesau parti abattu de la reine. Ce parti, qui venaitd’être vaincu en Angleterre, se releva soudainementen Écosse. Les Hamilton se réunirent en armes ’.Lethington, qui se fit absoudre sans peine de l’ac-cusation que lui avait intentée le régent 2 , se joignitbientôt à eux avec le laird de Grange. Le duc deCbâtellerault et lord Herries redevinrent libres. Leparti de la reine prisonnière, maintenant composéde la plus grande partie de la noblesse, conseillé parle politique le plus habile, soutenu par le capitainele plus vaillant, fut bientôt dominant en Écosse. Ils’empara d’Édimbourg et parut prêt à rétablir MarieStuart, dont il reconnut et proclama de nouveaul’autorité. En même temps que se déclarait ce re-tour de fortune pour Marie Stuart dans son proprepays, sa rivale vit se renouveler les périls auxquelselle venait d’échapper dans le sien. Le pape Pie V*regrettant sans doute de n’avoir pas secondé le9 in-surgés catholiques anglais par le secours de ses ar-mes spirituelles, lança contre Élisabeth une sentence
1 Tytler, t. YII, p. 307 et 312.
2 Dhrrnaî ofoc eurent* , p. 158. Tytler, p. 318.