CHAPITRE VIII.
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dément alarmé lui-même, conseilla à sa souveraineles mesures les plus propres à empêcher la ruine duparti anglais en Écosse 1 . Ce parti, auquel se ratta-chaient la plupart des villes et que soutenait l’églisepresbytérienne, n’avait plus pour lui dans la noblesseque les comtes de Morton, de Mar, de Glencairn,de Buchan, les lords Glammis Ruthven, Lindsay,Cathcart, Methven, Ochiltree, Saltoun 2 . Le partide la reine prisonnière comptait les plus nombreuxet les plus puissants soutiens. Le duc de Châtelle-rault, les comtes de Huntly, d’Argyle, d’Athol,d’Errol, de Crawfort, Marshall, de Caithness,de Cassilis, d’Églinton, de Sutherland, les lordsHerries, Lethington, Grange, Hume, Seton, Ogilvy,Ross, Borthwick, Oliphant, Yester, Fleming, Boyd,Somerville, Inermeith, Forbes, Gray 3 , étaient prêtsà le faire triompher par les armes. Si ces deux partisétaient abandonnés à eux-mêmes, celui de la reinedevait abattre celui du roi, qui avait été déjà ex-pulsé de la capitale du royaume.
Elisabeth intervint donc pour l’empêcher de ren-dre sa victoire complète, et de procéder à la restau-
1 Lettre de la main de Cecil, au Stat. Pap. Off., et dansTytler, t. VII, p. 314.
2 Instructions {jiven by the lords of Scotland to the com-mandator of Dumferling, 1 er mai 1570, au Stat. Pap. Off.et dans Tytler, t. VII, p. 322.
3 Tytler, t. VII, p. 320, 321,