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MARIE STUART.
tenir prêtes les sommes nécessaires à son exécution.Le docteur Martin Yelasco parut y incliner moinsque les autres. Il dit qu’on supposait que la reine se-rait prise et que sa mort finirait tout; mais qu’ilétait à craindre que des communications faites àylespersonnages puissants ne fussent dangereuses; qu’ilvalait mieux les pousser, sans prendre d’engage-ments avec Ridolfi; ne pas leur écrire, leur en-voyer de l’argent, et leur promettre indirectementqu’ils seraient secourus au moment opportun. Legrand inquisiteur, cardinal archevêque de Séville,soutint que le duc d’Albe avait tous les moyens derendre certain le succès de l’entreprise, et qu’il fal-lait , dans cette vue, mettre deux cent mille écus àsa disposition, en annonçant que le mouvements’opérait en conformité de la déclaration du papedans sa bulle. Le cardinal ajouta que Ciapino Vitellis’était offert lui-même à aller prendre la reine d’An-gleterre dans une de ses maisons de plaisance avecdouze ou quinze hommes résolus, qui se présente-raient devant elle, sous le prétexte de lui demanderjustice.
Le duc de Feria s’éleva contre l’idée émise par legrand inquisiteur d’agir en Angleterre au nom, dupape; il maintint qu’on devait se fonder sur le droit
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qu’avait la reine d’Ecosse à la succession de ceroyaume. Il ne trouva point aisé de s’emparer de lareineÉlisabeth avec quelques hommes, sentiment que