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MARIE STUART.
rait été conclue \ C’était se donner le temps d’atten-dre les troupes de la France, alors occupées au siègede La Rochelle, et se réserver le moyen de recom-mencer la lutte avec plus de ressources pour la sou-tenir. Un semblable arrangement ne pouvait conve-nir à Morton. Renonçant à ramener les Castiliens ,comme on les appelait du nom du château qu’ilsoccupaient, il se tourna du côté des Hamilton et desGordon.
Ceux-ci, combattant sans succès en faveur de lareine depuis cinq années, commençaient à se lasserde leurs efforts et à sentir leur impuissance. L’in-tervention décidée d’Elisabeth les décourageait sur-tout. Aussi se montrèrent-ils disposés à traiter avecle régent, sous la médiation de Killegrew. 11 futsecrètement convenu entre eux et Morton qu’on nepoursuivrait point le châtiment des meurtres deDarnley et de son père le régent Lennox 2 , danslesquels les uns ou les autres pouvaient être plus oumoins impliqués. Après cette assurance donnée etreçue comme un acheminement à la paix, les con-ditions d’un accord définitif furent débattues àPerth , entre les commissaires du régent d’un côté,le comte de Huntly et lord Arbroath, fils du duc de
*Melvil, Mémoires, t. Il, liv. iv, p. 44 à 50. — Ro-bertson, liv. vi.
2 Lettre du 26 janv. 1573, au State Pap. Off. — Tytler,t. VII, p. 405, 406.