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Tome Second.
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MARIE STUART.

se promener dans les jardins et le parc de Sheffield.Les murs humides de ses prisons lui avaient donnéun rhumatisme au bras ' , qui l’empêchait quel-quefois d écrire et qui ajoutait ses gênes doulou-reuses à la maladie de foie dont elle souffrait de-puis longtemps et que ses infortunes avaient beau-coup empirée. Aussi demanda-t-elle et lui lut-ilaccordé d’aller de temps en temps prendre les bainsde Buxton 1 2 placés dans le voisinage de Sheffield.

Pour diminuer les ennuis de son oisive captivité,qui n’était plus occupée à ourdir des trames en An-gleterre , en Écosse et sur le continent, à construireet à renouveler les chiffres nécessaires à ses corres-pondances secrètes, à dicter des lettres à son secré-taire écossais Curie et à son secrétaire français Baul-let, à se procurer des agents adroits et fidèles ouà les employer, elle élevait des oiseaux, s’entou-rait de chiens de diverses espèces, et travaillaità l’aiguille. « Monsieur de Glasco, écrivait-elle àson ambassadeur en France, je vous prie me fayrerecouvrer des tourterelles et de ces poulies de Bar-barie , pour voir si je pourray les faire eslever ence pays..., je prendrois plésir de les nourrir en casge,comme je fays.de tous les petits oiseaux que je puis

1 Elle l’appelait un catarrhe. Lettre du 30 avril 1572. La-banoff, t. IV, p. 44.

2 Le prince Labanoff mentionne tous ses déplacements,dans son recueil.