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Tome Second.
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MARIE STÜART.

I

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verés en quoi je vous puisse complaire et obéir \ »

Tout occupée de ce soin, elle demanda à l’arche-vêque de Glasgow de lui adresser, de France, desobjets de goût dont elle pût faire présent à Élisabeth.« Si mon onclé, monsieur le cardinal, lui écrivait-elle, me voulloit envoyer quelque chose de joly oubien des brasselets, ou un miroyr, je le donnerois àla royne... Si vous trouvez quelque chose de nou-veau, faite le moy achepter..., et si mon oncle de-visoit quelque devise à propos entre elle et moy, cespetites folies-là la fairoient plustost couller le tempsavec moy que nulle autre chose 2 . »

Comme ses présents étaient bien reçus, elle s’enréjouissait et en proposait d’autres. « J’ai grandis-sime satisfaction, » écrivait-elle à La Mothe Fénelon,« de ce que me mandés qu’il a pieu à la royne, ma-dame ma bonne sœur, avoir mes tablettes pouragréables; car je ne désire rien tant que pouvoir, èsplus importantes et aux moindres choses, toujoursluy complaire, et ce en ^espoir de recouvrer sabonne grâce en premier lieu, et puis je ne feroisdoute de sa favorable bonté en tout le reste... Jesuis empressée à luy faire une coiffure avec la suite,mais j’ay si peu d’ouvrières à m’ayder en ouvragesdélicats, que je ne la puis avoir encores preste... Siquélques ouvrages de reseul lui plaisoient plus

1 Labanoff, t. IV, p. 171, 172.

2 Jbid., p. 213, 214.