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Tome Second.
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MARIE STUART.

Elle flattait même l’inquiet Walsingham, devenusecrétaire d’Etat depuis que Burghley avait été in-vesti de la charge de grand trésorier. Elle redoutait,pour employer son langage expressif, les turbulentesimaginations de ce ministre, qui, chargé maintenantde la police des partis, veillait à la sûreté d’Elisa-beth. Aussi écrivait-elle à l’ambassadeur de France :

Vous lui promettrés de ma part que de ma vie jene feray chose contre la royne, sa maîtresse, etqu’en cette condition, s’il me veut estre amy, j’enferay estât, tout au contraire de ce que j’ay tous-jours crainct de lui jusqu’à présent l . »

L’avénement de Henri III au trône, après la mortde Charles IX, ranima un peu les espérances deMarie Stuart. Comme duc d’Anjou, Henri III avaitété le chef du parti catholique en France, et il avaitacquis une réputation d’habileté et de fermeté qu’ilne conserva pas longtemps comme roi. De ses troisbeaux-frères, c’était celui sur les sentiments duquelMarie Stuart comptait le » plus 2 . Elle crut un mo-

1 Labanoff, t. IV, p. 223.

2 Au moment même où il arrivait de Pologne, elle écri-vait à l’archevêque de Glasgow : « Us sont bien surpris de lavenue du roy, et creignent la guerre : toutes fois, ils se fontfort d’estre recherchés dudit sieur mon bon frère. Us m’onten plus grande jalousie que jamais pour le soubçon quevous sçavez qu’il y a longtemps qu’ils prindrent que j’avoysfaict transport de mon droict au roy d’à présent, et aussy ils