MARIE STUART.
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libre à l’aide des comtes deHuntly, de Crawford,d’Argyle et Marschal, dans le château de Saint-An-dré, et avait échappé au joug de la faction anglaise. *Cet acte d’affranchissement s’était accompli le 27 juin1583. Le jeune prince avait ensuite rappelé auprèsde lui le comte d’Arran et repris les projets que luiavait suggérés le duc de Lennox en faveur de MarieStuart. 11 écrivit, le 19 août, au duc de Guise : «Lagrande affection et l’amitié que vous ne cessez demontrer à la reine, ma mère et daine, ainsi qu’àmoi, comme je l’ai su par vos lettres et par cellesdu 13 août, dans lesquelles ma mère m’a entretenude l’extrême confiance quelle avait en vous, dontelle désire que je suive les avis et conseils, me fontaccepter les ouvertures qui m’ont été adressées devotre part. Tout ce que vous avez conçu pourla liberté de ma mère et pour venir à bout de nosprétentions me paraît fort bien, et les moyens pré-parés me semblent très-convenables, pourvu que leschoses soient adroitement conduites 1 . » Il le priaitd’envoyer en Ecosse ou Méneviile ou d’Entraigues,tous les deux ses serviteurs et ses agents.
Le duc de Guise fit partir le 22 août pour RomeRichard Melino 2 , chargé de rendre compte de l’en-treprise au pape et de lui demander son assistance.
1 Papiers de Simancas. Neg. de Francia, série B, liasse 54,n° 122. La lettre de Jacques VI est traduite en espagnol.
2 Md., B, 54, 144. *