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Tome Second.
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MARIE STUART.

tantes avec un jeune homme sans consistance etsans jugement, tel qu’était Throckmorton ; qu’iln’avait jamais parlé au comte de Northumberland,et que ses actes avaient été Lien différents de ceuxque la reine et ses ministres avaient dirigés contreles États du roi son maître. Après avoir énuméré cesactes d’hostilité, il ajouta que sa coutume n’étantpoint de rester où on le voyait avec déplaisir, ilquitterait l’Angleterre après avoir expédié, à ce su-jet, un courrier à Sa Majesté catholique.

Les ministres d’Elisabeth lui déclarèrent alors, ense levant de leurs sièges, qu’il devait partir sans re-tard, ou qu’il s’exposerait à être châtié par la reine 1 .Mendoza leur répondit fièrement : « Qu’il n’appar-tenait ni à la reine d’Angleterre ni à personne aumonde de juger sa conduite, dont il n’avait à rendrecompte qu’au roi son maître ; qu’aucun d’eux, danscette circonstance, ne se hasardât à passer plus avant,si ce n’est l’épée à la main ; qu’il se riait de la pen-sée que la reine pouvait songer à le châtier; qu’ilpartirait avec grand plaisir au moment où elle luienverrait ses passe-ports 2 , et que n’ayant point étésatisfaite de lui comme ministre de paix, il tâcheraitqu’elle le fût comme ministre de guerre 3 . »

1 Simancas, Neg. de Inglaterra, leg. 839.

2 « Replicaron levantandose de las sillas, que no, sinoque liavia de parlirme luego... la reyna no mandase casti-garme. » Ibid.

* « ...Que meencendiô la colera diciendo que la reyna no