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MARIE STUART.
Ch. Paget avait soutenu que l’entreprise ne réussi-rait pas tant que vivrait Elisabeth h Pal lard, instruitde l’intention de Savage, retourna donc en Angle-terre sous le nom de capitaine Fortscue, pour ychercher comment on pourrait atteindre le Put au-quel, dans ses croyances et dans ses passions, aspi-rait le parti catholique. Arrivé à Londres le 22 mai,il y vit, quatre ou cinq jours après, un jeune gen-tilhomme nommé Antony Babington 2 , de Dethick,dans le comté de Derby.
Babington était d’une bonne naissance, avait unefortune considérable, un esprit vif, assez d’instruc-tion, portait beaucoup d’attachement à la religionromaine 3 , et était étroitement lié avec les jeunesgens les plus brillants de Londres et des comtés 4 .Quatre années auparavant, Babington avait connu àParis Th. Morgan, qui l’avait présenté à l’archevêquede Glasgow, et il s’était laissé gagner à la cause dela reine d’Écosse 5 , dont il était devenu le dévoué
1 Hatdwickës State Papers, n° XV. Evidence against theQueen of Scots, t. I er , p. 225, 226.
2 Ibid., p. 226.
3 Camden, t. II, p. 474. — Carte, t. III, p. 600. — Voicice que Mendoza dit de lui à Philippe II : « Babington, moçomuy catolico de grande espiritu y de buena casa. » Papiersde Simancas, aux Arch. nat., série B, liasse 57, n° 66.
4 Discours de Chidioc Tichbourne avant de mourir, dansIlowell, State trials, t. I er , p. 1157.
5 Tlardwicke’s State Papers, t. I er , p. 227.