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Tome Second.
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CHAPITRE X..

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Mendoza, qu’on informait ainsi de tout ce quise tramait en Angleterre et en Ecosse, avait été in-struit depuis longtemps du projet d’assassiner Éli-sabeth. Il l’avait connu lorsqu’il n’y avait encore quequatre personnes engagées dans son exécution, et,le 12 mai, il avait chiffré de sa main une courtedépêche dans laquelle il disait à Philippe II : « Onm’a donné avis d’Angleterre que quatre hommes demarque, et qui ont leurs entrées dans le palais dela reine, ont résolu de la tuer; qu’ils se sont promistous les quatre, par serment, de le faire ou avec lepoison ou avec le fer 1 ; qu’ils m’avertiront du mo-ment pour que j’écrive à Votre Majesté, en la sup-pliant de vouloir bien les secourir lorsque la chosesera effectuée, et qu’ils ne s’ouvriront à autrehomme qu’à moi, à qui ils ont tant d’obligations,

de Jacques VI. Il voulait maintenir la vieille alliance del’Ecosse et de la France, et empêcher les rapports plusétroits qui s’établirent bientôt entre l’Écosse et l’Angleterre.Le baron d’Esneval, dont M. Teulet a publié (t. II , p. 727à 788) la correspondance, qui lui a été communiquée,comme elle m’a été communiquée à moi-même par le savantet obligeant M. Chéruel, ne connut point les projets despartisans de Philippe II en Écosse, et n’empêcha point l’al-liance de Jacques VI avec Élisabeth. Il retourna en sep-tembre 1586 sans avoir rien fait.

1 « De acabar â la j'eyna, y à la fin averse acordado y ju-ramentado todos... de hazello y que séria con veneno oyerro. » Papiers de Simancas, série B, liasse 57, n° 310.

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TOM. II.