CHAPITRE XI.
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lesquelles elle ne devait pas parler, et selon les-quelles ils allaient la juger l .
Le sergent de la couronne Gawdy, entrant dansle récit du dernier complot, soutint que MarieStuart avait pris part non-seulement au projet d’in-vasion du royaume, mais encore au projet d’assas-sinat dirigé contre Elisabeth, quelle avait connu,approuvé, encouragé 2 . Les lettres de Morgan , dePaget, de Mendoza , de l’archevêque de Glasgow,d’Engelfield, du docteur Lewis, du docteur Allen,les siennes, les confessions de Babington et des au-tres conjurés, dont les copies certifiées étaient sur latable des gens de la reine en même temps que lesaveux écrits de Nau et de Curie, furent présentéscomme les preuves de sa double complicité. MarieStuart nia d’abord toute espèce de relation avec Ba-bington. Elle déclara qu’elle ne l’avait jamais vu,qu’il ne lui avait jamais écrit, qu’elle ne lui avaitjamais répondu. Elle demanda comment, si les let-tres de Babington étaient réelles, on pouvait prou-ver quelle les eut reçues, et qu’on montrât, sil’on soutenait qu elle lui avait répondu, ses propreslettres 3 .
1 Howell, t. I, p. 1173. — 2 Ibid., p. 1173, 1174.
5 Ibid., p. 1174. —• Ilardwicke, t. I, p. 233. —Advis dece qui a esté faict en Angleterre par M. de Bellièvre sur lesaffaires de la rogne d’Escoce, etc. Ms. de la Bibl. nat., collec-tion Béthune, n° 8955,et col! Colbert, n° 18, Mélanges; etLife ofTh. Egerton, 1.1, p. 102, 103. — Carnden, p. 496, 497.