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Tome Second.
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MARIE STUART.

tentats de ceux qui finiraient par le perdre, il étaitassez aveugle pour s’abandonner à leurs conseils etlui faire entendre, par la bouche de M. Belliè-vre, un langage qu elle ne pouvait pas bien inter-préter. « Vous ressentir, ajoutait-elle, de ce que jene luy sauve la vie est une menace d’ennemy qui,je vous le prometz, ne me fera jamais craindre; aucontraire, c’est le plus court chemin pour dépescherla cause de tant de malheurs. » Elle l’invitait à ex-pliquer à son ambassadeur; comment elle devaitprendre ces mots : « Car, poursuivait-elle, je ne vi-vray heure que prince quelconque se puisse vanterde tant d’humilité mienne, que je boive, à mondéshonneur, un tel traict 1 . »

Les efforts du roi d’Écosse en faveur de sa mèren’avaient pas été plus efficaces. Lorsque l’envoyé deFrance, Courcelles, était allé au château de Fal-kland , où chassait l’insensible Jacques VI, pour lepresser d’intervenir auprès d’Élisabeth , il ne l’avaitpas trouvé d’abord très-disposé à le faire 2 . Ce jeuneprince, dont le lord Hamilton conduisait alors lesaffaires, dont le pervers maître de Gray dirigeait lessentiments, et qui avait pour ambassadeur à Lon-

! Bibl. nat., ms. n° 9513. — Collect. de Mesmes, t. III,fol. 421. — Life of Egerlon, p. 98.

2 Courcelles à Henri III, d’Edimbourg, le 4 oct. 1586.—Ms. de la Bibl. nat., n® 9513; Collect. de Mesmes, t. III,fol. 363, et Life of Jùjerton, p. 81.