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Tome Second.
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MARIE STUART.

les Provinces-Unies et puis maîtrisé la France. Aussi,pour détourner Élisabeth de tout arrangement, luifit-il offrir, dans le cas où elle serait attaquée parles Espagnols, le double des forces que le traité de1574 l’obligeait d’envoyer à son secours. Il eut avecl’ambassadeur Staffort une longue conférence à cesujet, et lui dit que le pape et le roi catholique s’é-taient ligués contre la reine sa maîtresse en invitantet lui et les Vénitiens à s’unir à eux, ce qu’ilsavaient refusé. « Si la reine d’Angleterre , ajouta-t-il,conclut la paix avec le roi catholique, cette paix nedurera pas trois mois, parce que le roi catholiqueaidera avec toutes ses forces ceux de la Ligue à merenverser, et vous vous pouvez imaginer ce qui estréservé ensuite à votre maîtresse 1 . » D’un autrecôté, afin de mieux traverser cette négociation, ilproposa à Philippe II une union plus étroite entreles deux couronnes de France et d’Espagne 2 , et enmême temps il envoya mystérieusement à Constan-tinople un personnage de confiance chargé d’avertirle sultan que, s’il ne déclarait pas de nouveau laguerre au roi catholique, celui-ci, déjà possesseurdes Pays-Bas, du Portugal, de l’Espagne, des Indeset de presque toute l’Italie, allait se rendre maître

1 Mendoza était tenu au courant de ces propositions et eninformait le roi catholique. Pap. de Sim., série B, liasse 60,n os 117 et 279.

2 Ibul, se'rie B, liasse 61, n° 62.