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ACTE IU, SCÈNE VI.
ÉTÉOCLE.
Hormis le diadème il ne demande rien.
JOCASTE.
Mais voyez-le du moins.
CRÉON.
Oui, puisqu’il le veut bien :
Vous ferez plus tout seul que nous ne saurions faire ;
Et le sang reprendra son empire ordinaire.
ÉTÉOCLE.
Allons donc le chercher.
JOCASTE.
Mon fils, au nom des dieux,Attendez-le plutôt, voyez-le dans ces lieux.
ÉTÉOCLE.
Eh bien, madame, eh bien, qu’il vienne, et qu’on lui donneToutes les sûretés qu’il faut pour sa personne.
Allons.
ANTIGONE.
Ah ! si ce jour rend la paix aux Thébains,
Elle sera, Créon, l’ouvrage de vos mains.
SCENE VI.
’ CRÉON, ATT ALE.
CRÉON.
L’intérêt des Thébains n’est pas ce qui vous touche,Dédaigneuse princesse ; et cette âme farouche,
Qui semble me flatter après tant de mépris,
Songe moins à la paix qu’au retour de mon fils.
Mais nous verrons bientôt si la fière AntigoneAussi bien que mon cœur dédaignera le trône ;
Nous verrons, quand les dieux m’auront fait votre roi,
Si ce fils bienheureux l’emportera sur moi.
ATTALE.
Eh! qui n’admirerait un changement si rare?
Créon même, Créon pour la paix se déclare!
CRÉON.
Tu crois donc que la paix est l’objet de mes soins?
ATTALE.
Oui, je le crois, seigneur, quand j’y pensais le moins,
RACINE- 1