‘98 LES PLAIDEURS.
Voilà votre portier et votre secrétaire;
Vous en ferez, je crois, d’excellents avocats :
Ils sont fort ignorants.
l’intimé .
Non pas, monsieur, non pas !J’endormirai monsieur tout aussi bien qu’un autre.
PETIT JEAN.
Pour moi, je ne sais rien ; n’attendez rien du nôtre.
LÉANDRE.
C’est ta première cause, et l’on te la fera.
^ PETIT JEAN.
Mais je ne sais pas lire.
LÉANDRE.
. Hé 1 l’on te soufflera.
DANDIN.
Allons nous préparer. Çà, messieurs, point d’intrigue.Fermons l’œil aux présents, et l’oreille à la brigue.Vous, maître Petit Jean, serez le demandeur :
Vous, maître l’intimé, soyez le défendeur.
A.CTE TROISIÈME.
SCÈNE I.
CHICANEAU, LÉANDRE, LE SOUFFLEUR.
CHICANEAU.
Oui, monsieur, c’est ainsi qu’ils ont conduit l’affaire ;L’huissier m’est inconnu, comme le commissaire.
Je ne mens pas d’un mot.
LÉANDRE.
Oui, je crois tout cela; ,Mais, si vous m’en croyez, vous les laisserez là.
En vain vous prétendez les pousser l’un et l’autre;Vous troublerez bien moins leur repos que le vôtre.
Les trois quarts de vos biens sont déjà dépensésA faire enfler des sacs l’un sur l’autre entassés ;
Et dans une poursuite à vous-même contraire...
CHICANEAU.
Vraiment vous me donnez un conseil salutaire;