à Uliftoire (TAnne d'Autriche. 3jet de la détention de ce Prince ; & en fielever encore une troifieme, pour être enétat de marcher plus promptement con-tre les premiers qui oferoient fe déclarer.
Une aétion aufli hardie que celle - lh.& de fi grands préparatifs, confirmèrentla Reine dans les grandes opinions qu’elleavoit de celui dont elle fuivoit aveuglé»ment les confeils, & lui firent croire qu’el-le alloit être bientôt maîtreflè de la Cour& de toute la France fans aucune contra-diétion : & ce fut ce qui la perdit, aufli-bien que celui qu’elle avoir choifi pour fonpremier Miniftre. Car, comme elle étoitperfuadée que perfonne ne lui pouvoit ré-fifter, elle s’imagina qu’elle n’avoit plusbefoin de ménager perfonne , pas mêmele Roi fon fils ; & elle ne prenoic pasgarde qu’il avoit un Favori, qui avoit au-tant d’ambition que le fien, & que s’infi-nuant de plus en plus, il travailloit fi for-tement à le détacher de la tendreiïè qu’ilavoit pour elle, qu’il le fit enfin réfoudreà s’en féparer tout-à-fait. Ce Favori étoit deLuynes, lequel, pendant qu’il étoit fouPage, trouva le moyen de fe rendre lîagréable & fi néceflàire à tous les plaifirs,tous les exercices, & tous les divertiflè-ments de ce j'eune Prince, & particuliére-ment à toutes fortes de chafiès, où peu de