à T Hifl aire d'Anne à'Autriche, jfureur du peuple, ou à fa rébellion auxordres du Roi.
Depuis fa majorité, il avoit témoignéen tant d’occafions qu’il avoit deflèin deprendre connoiflànce des affaires, que laReine s’étant retirée h Blois, il ne fut paslong-temps fans faire revenir le Chance-lier de Sillery , & mettre le Prince deCondé en liberté. Ce n’étoit pas vérita-blement affez, pour mettre la paix dansle Royaume, que tous ces changementsavoient troublée ; mais, comme je n’ai pasentrepris de décrire la vie de cette mal»heureufe Princeilè, je ne parlerai point dela guerre de ceux qui prirent fon parti.Us le firent, non pas tant pour la fervir,que par la jaloufie de la grande faveur deLuynes, lequel après la mort du Maréchald’Ancre, étant devenu tout-puiiïànt, avoitépoufé la fille du Duc de Montbazon, cequi l’avoic fait Connétable. Je laifiè à ceuxqui écriront l’Hiftoire de ce temps-là lefoin de faire le récit de fes aventures ju£ques à fa réconciliation avec le Roi, parla paix du Pont-de-Cé ; ce qui la fit reve-nir à la Cour, avec ceux qui l'avoient fui-vie, entre lefquels étoit le Cardinal de Ri-chelieu, qui n’étoit alors qu’Evêque deLuçon. Mon deffein n’eft que de marquerce qui peut regarder la Reine Anne d’Au»