i2 Mémoires pour fetvirfuccès à entretenir leur intelligence, quela Reine fa belle-fille n’eut aucun créditni aucune douceur depuis ce temps-là.Tou-te fa confolation étoit la part que la Du-chefle de Luynes, qui étoit remariée avecle Duc de Chevreufe, Prince de la Maifonde Lorraine, prenoit à feschagrins, qu’elletâchoit d’adoucir par tous les divertiflè-raents qu’elle propofoit, lui communi-quant autant qu’elle pouvoir fon humeurgalante & enjouée, pour faire fervir leschofes les plus férieufes, & de la plusgrande conféquence , de matière k leurgaieté & à leur plaifanterie. Agiovine cuortutto e givoco.
Quelques années fe paflèrent fans qu’onpuilîe expliquer à quoi elles s’étoient paf-fées quand on y auroit été préfent, n’enfâchant rien que ce que la Reine m’a ditelle-même depuis, fe divertiflànt quel-quefois à me les conter. Je puis dire néan-moins qu’elle a été aimée, & que mal-gré le refpeft que Sa Majefté infpire, fabeauté n’a pas manqué de toucher desgens qui ont fait paroître leur paillon,Le Duc de Montmorenci, frere de Ma-dame la PrincelTe , recommandable parfa valeur, fa bonne mine & fa magnifi-cence , a été mis de ce nombre. Soncœur avoit été occupé d’une forte indi-