à FHiftoire d'Anne d'Autriche, %fles autres ferviteurs de ce Prince, qui,par des raifons chimériques, croyoiencqu’il leur étoit plus utile qu’il époufât unePrinceffe étrangère; que Chalais, aimantfollement la favorite de la Reine, ce grandattachement fie croire qu’il étoit de cetteintrigue, puifque celle qu’ilaimoity avoicpart; & que le Cardinal de Richelieu,qui fe fentoit haï des favoris de Moniteur,pour mettre le Roi dans fes intérêts, luiavoir perfuadé que cette cabale, fous lenom de ce Prince, avoir voulu former unparti dans le Royaume. La Reine-Merem’a fait l’honneur de me dire qu’il étoievrai qu’elle avoit fait alors tout ce qu’elleavoir pu pour empêcher le mariage de Mon-iteur , avec cette Princefië qu’il époufa peuaprès, & qu’elle employa à ce deiïèin leMaréchal d’Ornano qui étoit fon ferviteur ;qu'elle le fit, parce qu’elle croyoit que cemariage, que la Reine-Mere vouloit, étoittout-à-fait contre fes intérêts, étant cer-tain que cette Princeiïè venant à avoir desenfants, elle qui n’en avoit point, ne feroitplus confidérée; & ce fut par ce feul en-droit que l’on la foupçonna d’avoir partà cette intrigue. D’autres m’ont dit, quecertains Afirologues, ayant publié que leRoi ne vivroit pas long temps, pour embel-lir l’hiftoire, on accula la Reine d’avoir eu
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